
" Au monde extérieur que nous percevons par nos sens, correspond un monde que nous ne percevons pas, et qui constitue avec le premier un tout indissociable .
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L'infinie variété des végétaux,, leur naissance si mystérieuse à partir de la graine, leur développement à l'aide de la terre et de l'atmosphère, tout cela nous oblige à admettre qu'il existe quelque chose d'autre, que nous ne percevons pas .
Le regard spirituel appliqué au monde des plantes nous révèle l'existence d'une multitude d'entités que la clairvoyance instinctive des gens d'autrefois a bien connues, et qui sont aujourd'hui tombées dans l'oubli, si bien que leurs noms ne sont plus que des noms vides de sens.
Même si on les utilise parfois à des fins poétiques, ils ne recouvrent plus, pour l'homme moderne, aucune réalité.
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La plante enfonce ses racines dans le sol.
Lorsqu'on peut suivre, grâce au regard spirituel, ce qui s'étire ainsi pour pénétrer la terre, on se rend compte que la racine est partout entourée d'esprits élémentaires en pleine activité.
L'ancienne clairvoyance instinctive les appelait des gnomes, mais on peut aussi parler d'esprits des racines .
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Ce sont eux qui activent les éléments minéraux, les mettent en circulation et les apportent aux racines ...
Les gnomes sont , à l'intérieur de la terre les porteurs des idées de l'univers.
Mais la terre elle-même, ils ne l'aiment pas du tout.
Ils la parcourent tout bourdonnants des idées de l'univers, mais ils haïssent l'élément terrestre proprement dit.
Ils ont l'ardent désir de s'en arracher .
Ils luttent en permanence contre cette forme terrestre qui les menace dans l'élément où il leur faut vivre ( ces formes de grenouilles et de crapauds dont parlent les contes de fées ) .
Et c'est cette animosité vis- à vis de l'élément terre qui fait que les plantes n'enfoncent dans le sol que leurs racines puis qu'elles échappent au domaine terrestre .
Les gnomes arrachent ainsi les plantes à la terre et les font pousser vers le haut .
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Lorsque la plante a quitté le domaine des gnomes et qu'elle est passée de la terre humide à l'air humide, elle développe ses feuilles ...
Nous touchons alors au monde des ondines .
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L'homme, les animaux et les êtres élémentaires.
Rudolf Steiner
Il nous faudra encore parler du monde des sylphes, des salamandres au fur et à mesure de l'évolution des plantes ...
Mais cela est une autre histoire ...
Et ces mots posés ainsi sur une page virtuelle, de plus raccourcis peuvent sembler bien " abruptes ", les méditer et les avoir en présence lors de tout rapport au monde est bien autre chose ...
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La terre recueille en ces temps de Noël les mystères de l'univers , comme une évidence ...
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C'est sans doute en cela que cette forêt meurtrie me touche autant car même en ce temps de méditation et d'endormissement, l'homme n'a de cesse de lui arracher ci et là ses occupants, laissant ici et là les scories de leur passage ...
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J'y suis retournée ce jour, comme un rendez-vous impérieux, comme une caresse à peine perceptible ...