lundi 13 juin 2011

Tout commence par ...

Tout commence par une volonté douce d'expérimenter la couleur

J' aiguillonne ma recherche en plaçant ci et là dans mon antre des variations colorées de fruits et de fleurs rouges

Mon oeil ne voit plus que ces touches recherchées, où que j'aille, quoi que je fasse, ces vibrations écarlates m'interpellent

Je lis le monde à partir d'un autre espace intérieur

Et puis, ce jour, j'entre en expérimentation

Surtout ne pas m'évader en forme ou geste impulsif

Cette démarche exige une grande concentration, une réelle rencontre en toute objectivité, en tout accueil non prémédité ...

J'ai méticuleusement mélangé du crimson lake, alizarin et un pigment rouge dont je ne connais plus l'origine

Prendre le temps d'unifier ce mélange, doucement en perception texturée et olfactive

Et puis, j'ai commencé à recouvrir la toile

Méticuleusement, coups de pinceau posés avec modération

Et ce que je pressentais s'est produit

J'ai été happée par la profondeur de ce rouge

Comme une chaleur intérieure, un peu mate qui se appelle à la rejoindre

Je laisse reposer ce fond, il s'habitera d' une variation minimale en grands à plats

Apprendre la patience et le respect du temps

...


L'odeur de l'amour ...


" L'odeur de l'amour dans les maisons closes
Est celle des marées chéries des iguanodons
Ce n'est pas une odeur conjugale
Mais une odeur où la préhistoire se révèle
C'est donc amusant de n'être qu'une cellule vivante
Etalée sur un divan de velours rouge
Cependant que le jazz band infernal de Paris
Rythme la danse quotidienne des affaires "
Mac Orlan

dimanche 22 mai 2011

Je suis allée ...


Je suis allée au marché aux souvenirs, Mon Amour
Me suis plongée en maisons closes aux fleurs de papel
Une horloge déglinguée m'a happée du regard
Gisante abandonnée au mépris des passants
...
Le vent se lève
Je reprends la mer ennoblie de ces rencontres insolites
...






samedi 21 mai 2011

Il y a au secret des pétales ...

Dérive vermeille au pont brisé, agenouillé,ébloui
Transhumance d’algues déferlantes
Entends-tu à l’horizon poindre la frange sanguine ?
Cicatrice écarlate aux fronts blêmes
J’irai vierge en ce monde inversé
Y recueillerai la sève des solitudes carminées
Au retour, doucement
J’ornerai la proue d’amaryllis destituées
M’évanouirai aux draps assombris d’une nuit particulière
Tu te demanderas longtemps encore si j’étais réelle ou songe
Le souvenir se joue parfois de nos certitudes
A la paroi des coffres endormis
J’oserai la caresse rédemptrice
Les pétales, la nuit révèlent leurs secrets éphémères
Je distillerai leur parfum à tes cris de folie
Tu te demanderas en vain s’ils sont vivants ou morts
Les sens se jouent peut-être de nos habitudes
Et, passant dans la rue, tu souriras, muet aux ombres fatiguées
L’Amour seul ose les chemins de traverse
Encre rougeoyante aux versants des averses
Mots fragiles aux cœurs des âmes délivrées




dimanche 15 mai 2011

Complicité ...


Migration
Forces blêmes aux cors des temples enfouis
Hallali déambulant aux pores des peaux éteintes, déteintes, disteintes
Qui osera ce souffle réhabilité des revenants ?
Impulsion mortifiée aux parois des vaisseaux de miroirs sans tain
...J’ai la certitude ce soir d’un voyage sans retour
Que m’importent vos paraboles et vos discordes ?
Là, à la chaleur de ce cercueil de verre
J’ose la pulsion de vie
Errance à vos lendemains trop certains, magnifiés, transfigurés
J’abolis de mes sens ces regards d’indifférence
Souffle diaphane aux robes esquissées
Se battre peut-être de cette battue moyenâgeuse
Profondeur sans fond à la nuit qui offre ses draps aux amants de passage
Ivresse sans mesure à la transhumance des souffrances
Absence en subsistance à vos champs labourés
Etre
Illusion
Unicité en vos fragments
Obsession de l’humain à aimer encore et encore
Le mouchoir en poche pleure à l’enfant
Larmes apprises au détour des livres d’instants
L’inquiétude se fige à la permanence d’autrui
Liberté tapie en toile de fond
Mouvement déambulatoire aux couloirs des pinsons
Rêve indigo aux nudités orageuses
Tempête de nacre aux peaux d’ébène
Truite agonisante à l’encre des océans
Ecume saline aux sables désertés

Attirance des transhumances en omission de boussoles
J’irai insouciante à la croisée des chemins d’eau
Eau de vase blêmissante aux fontaines acidulées

Temps
Horloges rebelles à vos arithmétiques de convenance

Temps
Temps
Temps

Course lente au diapason d’un violon bulgare
L’archer quitte le métronome aux lamentations des masques de cire
Elévation sans frontière aux nappes de ficelles
Cordes distendues en frontière d’immobilité
Parcelles de cervelles en quête de quiétude superficielle
Caresses de marbre à la versification des corps
Une cendre tombe
Hymne lancinant aux sillons secrets
Le squelette se conjugue au féminin
A l’horizon d’éol délivré
Ici et maintenant en cette nuit du 6 mai 2011

F~~~K

mercredi 13 avril 2011

Je sourirai en silence ...


Oracle de l’abîme

En ces temps déambulatoires

J’irai de par les vastes étendues

Sourirai aux arcanes de chaînes

M’enivrerai au sextant de ton corps assoupi

J’irai fébrile aux orbes d’un astre éteint

Déchirerai de dents d’enfant l’acier des héritages imposés

Tu me diras, passant, la moisson des semences perdues

Je sourirai en silence et te chanterai la mélodie distillée du Passeur

Je m’improviserai acrobate de lambeaux de rouille

Déroulerai mes hanches aux arcs de cercles troublés

Troubles et troublants

Derviche tourneur au féminin

La transe du temps nourrira alors la démence des sages

J’égrainerai les secondes à la ronde

M’écroulerai désaxée aux lits de hasard

Enfant femme à tes songes fatigués


dimanche 3 avril 2011

Au troisième jour du quatrième mois de l'an 2011 ...


Au troisième jour du quatrième mois de l'an 2011
L'âme en peine et le coeur en errance
Se sont invités huile et pigments
Sans préméditation
Laisser naître sans connaître
Coups de pinceaux improvisés
Des couleurs qui s'appellent, se repoussent, s'enveloppent ou tranchent
Je ne sais vers quelle destination
Je m'aventure au gré de rendez-vous improvisés
M'irrite à l'attente
Refuse de me résigner
Plonge en mer mouvante
La toile repose
...
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Au 4 ème jour du quatrième mois de l'an 2011
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A suivre
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